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 La belle et la bête [Docteur Grey]

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David Green
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MessageSujet: La belle et la bête [Docteur Grey]   Jeu 26 Juin - 6:26


Découvrez Dream Theater!


    Wakita, jeudi, 22h30

    Cette soirée était douce et clémente.
    Une véritable soirée d’été qui amenait les jeunes adolescents à flâner dans les rues de leur ville, que cela soit à pied ou en frimant au volant de leur cher voiture. Un comportement qui aurait d’ailleurs pu venir nuire à toute la population s’il n’y avait pas le Drive-In !
    Un bon vieux cinéma en plein air qui avait été installé à l’époque des années ’60 et qui n’avait, en aucun cas, perdu de saveur, ni de sa fréquentation. Et pour cause, ce soir encore, l’on comptait une bonne trentaine de voiture parké devant l’écran géant diffusant l’angoissant et le magnifique Shining de Stanley Kubrik.
    Bons nombres des jeunes et autres vieux s’étant installés sur les lieux regardèrent le film tout en buvant divers sodas et en savourant de bon gros hamburgers cuisinés à toute les sauces. Et, contrairement à eux, il y avait les passionnés et les flirteurs, ceux qui venaient ici pour profiter du film soit par la beauté et l’intensité qu’il venait dégager, soit par le plaisir et la luxure auxquels cédaient certains couples à l’abri des regards indiscrets sur la banquette arrière.
    Et au milieu de tout ce monde, l’on trouvait le jeune, mystérieux et solitaire David Green, un homme au lourd secret.

    David Green n’avait plus fait parlé de lui, tout du moins, de son homonyme, depuis environ deux mois et demi, période à laquelle son corps se révolta contre un antidote ingurgité une année auparavant et qui avait bouleversé le cycle génétique de notre jeune ami. Un cycle génétique déjà bien trop instable pour que de quelconques agents chimiques ou physiologiques ne viennent le titiller d’avantage.
    Deux mois et demi que ce jeune homme se sentait libre et espérait. Mais espérer quoi ?
    La simple disparition de ces transformations qu’il redoutait tant et dont il avait une énorme peur. L’espoir de ne plus céder à de la colère, d’éviter toutes les situations émotionnellement trop forte pour garder son calme, son sang-froid et ne pas sombrer dans des réactions instables. Bien évidemment, pour s’y aider, la jeune mister Green avait appris quelques trucs pratiques, comme l’application d’exercice de sophrologie et de yoga qui lui permirent de déclencher des attitudes propices à l’épanouissement de son bien être. Malheureusement, cette maîtrise était encore loin d’être parfaite et, de ce fait, il savait pertinemment qu’il avait encore beaucoup de chemin à accomplir pour pouvoir contrôler cette chose en lui et, peut-être, la détruire à jamais.

    Seulement, avoir un plein contrôle de soi demande beaucoup plus que de simples exercices de respirations. Tout au long de sa très courte vie passée au près des êtres humains, David avait pu remarqué que les passions, les relations inter-personnelles, bonnes ou mauvaises, possédait une forte influence sur son mental. Ainsi, l’amour comme la haine pouvait faire emballer son organisme par le biais de réactions chimiques nous faisant sentir bien ou mal. Des réactions qui influèrent sur son appareil génétique et favorisait ses crises de rages et autres transformations. Ainsi donc, après avoir passé toute son enfance en captivité, aux mains des militaires, cet être solitaire avait bien malheureusement compris qu’il devait se détacher de toutes relations affectueuses ou non. Si l’on voudrait être ironique, l’on clamerait certainement que cela était une véritable chance mais, même l’ironie ne pouvait venir calmer la peine qu’un tel destin pouvait éveiller en vous.

    Lorsque l’on dit que l’on a pas choisi de vivre… Et bien… L’on devrait pouvoir décider de mourir mais ce n’est guère plus facile qu’on le croit…
    Oui, il aurait pu mettre fin à ses jours, se libérer de ce fléau et, ainsi, ne plus mettre les villes ou les pays dans lesquels il pouvait se trouver dans un quelconque danger cataclysmique. Toutefois, l’envie de pouvoir un jour vivre, de voir ce que vous réserve la vie et quels trésors de bonheurs elle cache au fond d’elle le poussait à avancer et non à renoncer justement.
    Etait-ce une chance ou bien une véritable bêtise ? Allez savoir…
    Mais tel fonctionnait ce cher David Green.

    Quoiqu’il en soit, vivre en vagabondant tous les jours, en n’ayant aucune existence légale, ne vous assure certainement pas un revenu régulier et vous permettant de vous nourrir lorsque vous en ressentez le besoin. Oh non, pour pallier à cela, il devait effectuer des petits boulots, par ci par là. Cela dit, vu les temps qui court, mieux valait qu’il ne traine pas trop dans un endroit afin de ne pas commencer à devoir rendre des comptes sur son passé et/ou son identité.
    Puis, il n’y avait rien à faire, certains membres des forces de l’ordre traquaient encore les mutants et, afin d’éviter toute situation périlleuse et délicate, il voyageait, de ville en ville, tel ce cowboy solitaire des vieux dessins animés, n’ayant aucune famille, aucune attache, voir même aucun but si ce n’est celui d’exister un tant soit peu librement.
    Tout cela pour dire que, cette fois-ci, il avait trouvé une place de serveur le temps d’une semaine afin de remplacer un serveur du Drive-In qui avait eu un accident de voiture léger. D’après ce qu’il avait entendu dire, la victime n’avait rien eu de graves mais devait passer la semaine à l’hôpital pour reprendre des forces et que les médecins surveillent si aucun symptôme anormal ne se déclare et ne mettent en jeu la vie du patient.
    Bon, ce n’était qu’un petit travail sans grand intérêt mais cela le dépannerait un peu au moins. Il n’avait plus que deux jours a tiré et, ensuite, il pourrait s’acheter de quoi manger pour deux trois jours avant de reprendre la route pour une nouvelle destination inconnue…

    Néanmoins, tout cela fut sans compter sur cette bande de jeunes adolescents totalement ivres qui trainassaient sur le parking du cinéma en plein air.
    Chahutant et se chamaillant entre eux, l’un des garçons fit signe à David pour qu’il vienne se charger d’eux. Même à distance, il aurait pu comprendre ce qu’ils voulaient. Leurs gobelets semblaient tous vides et ils étaient tout simplement désireux de faire un réapprovisionnement. Cela dit, même si c’était simple en apparence, David regarda l’individu qui l’avait appelé et hocha de la tête pour lui faire comprendre que l’on allait s’occuper d’eux.
    Pourtant, à peine ce hochement de tête terminé, notre ami posa son regard sur le sol, hésitant, sentant que quelque chose n’irait pas comme il le voulait ce soir. Aller servir ces jeunes adolescents turbulents étaient une très mauvaise idée.


    « Alors David, tu flânes encore ? Va prendre leur commande. »

    Déclara une serveuse prénommée Rachel qui revint vers le comptoir déposé un plateau de sachets de frites et de paquets d’hamburgers vides.

    « Hein ? Non, c’est pas que je veux flâner mais, tu ne voudrais pas t’occuper de leur commande ? Je les sens vraiment pas ces types là… »

    Répondit-il avec impression, son regard doux, à la fois joyeux et mélancolique, dévoilant et mystérieux, se posa sur celui de sa collègue qui poussa un soupir l’air de dire ‘mais qu’est ce que tu me racontes’.

    « D’accord, autrement dit, tu préfères que moi, une ravissante demoiselle encore pure devrait aller exhiber mon corps sous cette bande de poivrots avant de me faire ravager comme jamais ? »

    Là, elle marquait un point, David devait bien l’avouer. C’est vrai que, vu leur état, il ne donnerait pas cher payé de l’état même dans lequel reviendrait Rachel. Mais cela ne semblait pas le décider à se bouger l’arrière train pour partir servir ses jeunes gens.

    Elle décida alors de jouer de son charme, le regardant avec un air très attendrissant et même suppliant.


    « Allez, s’il te plait mon petit David, fais pas ta tête de mule, je t’en prie ! Puis, je surveillerai à distance et, au moindre souci, je ferai venir le patron et ses deux gorilles, d’accord ? »

    « Bon, d’accord… »

    Céda alors David.
    Il faut dire qu’il n’avait pas un mauvais fond et, surtout, qu’il aimait souvent rendre service aux gens qui lui semblaient sympathique, même si cela n’était pas toujours réciproque. Mais bon, il fallait bien se dire également que, pour que les choses s’arrangent, il était inutile de laisser les autres dans leur problème sous prétexte qu’eux ne nous aidait pas. Si cela était vraiment le cas, le bordel, le chaos et l’anarchie régnerait sur cette ravissante planète.
    Mais n’était-ce pas déjà le cas ?


    « Bonsoir messieurs, que puis-je pour vous ? »

    Au bout de deux minutes, et également après que Rachel ne soit retournée comme si de rien n’était s’occuper de ses commandes, notre serveur pour la semaine avait pris son courage à deux mains et était venu accoster toute cette ribambelle de fêtards.
    Celui qui lui avait fait signe de venir regarda alors brièvement ses compagnons et, sans chercher des poux à notre ami, passa sa commande comme si de rien n’était.


    « Euh, ben, remets nous une tournée de vodka redbull. »

    « D’accord, autre chose ? »

    Une simple question qui ne faisait qu’obéir à l’éthique du métier mais compliqua les choses fortements. En effet, l’un des individus se tenant sur la droite de David vint poser sa main sur son épaule et répondit avec une haleine qui puait l’alcool à plein nez.

    « Oui. Je veux que tu me ramènes le numéro de téléphone de la belle blonde qui était avec toi il y a deux minutes. Sans compter que mon pote y t’a appelé y à cinq minutes et que t’as glandouillé là comme un pauvre conn***. Alors tu t’arranges comme tu veux mais je veux que cette tournée soit gratuite ! »

    Tous les autres autour de lui le regardèrent en souriant et en riant de manière très légère. Apparemment, ils étaient plus que coutumier de cela et, c’en était certainement même un jeu mais, jeu ou pas, cela n’amusa pas du tout David qui se devait de répondre, bien malheureusement.

    « Et bien, pour le numéro de téléphone, je verrai ce que je peux faire mais je doute qu’elle accepte, à moins que vous l’appeliez vous-mêmes. Et, pour ce qui est de la tournée, je suis navré mais la maison ne peut vous l’offrir. »

    « Ah ouais ? Tu me donnez des ordres et des conseils maintenant ? Je vais t’apprendre qui je suis moi mon petit père. Mais avant tout, tu vas me sortir ton porte-feuille pour que je prenne l’argent afin que je paye la tournée à mes potes, t’as pigé? »

    Rétorqua le jeune plein mort qui, visiblement, avait occulté toute notion de réalité et de civisme.
    Tentant de régler cela comme il lui semblait de la meilleure manière possible, David se retourna vers celui qui l’avait appelé quelques instants plutôt.


    « Ce sera tout ? »

    Le garçon lui fit un signe de tête, gardant néanmoins un sourire narquois sur son visage, pour répondre que ça allait et qu’il pouvait aller s’occuper de ramener la prochaine tournée de vodka.
    Notre jeune Green détourna alors les talons mais, à cet instant, celui qui lui avait chercher des contrariétés le saisit fermement par l’épaule d’une main tandis que l’autre fouilla se posa dans la poche arrière de son jean’s pour partir en quête de son portefeuille.


    « Hey, tu bouges pas toi ! Je t’ai dis que je voulais ton fric alors aboule ! »

    « Ecouter, c’est inutile, je n’ai pas d’argent sur moi… »

    Il le retourna alors comme un vulgaire sac de courses et vint lui fourrer sa tête bien en face de la sienne, l’odeur pestilentielle que son visage dégageait se trouvant encore plus insupportable une fois que l’on était bien en face de lui. Une odeur qui, d’ailleurs, ne pu faire autrement que de créer un violent haut le cœur à David qui se mit à se sentir mal mais, ce n’était pas la crainte de vomir qui l’effrayait en cet instant. Non, c’était bien pire…

    « Tu fermes ta gueule et tu me donnes ton fric, bordel !!! »

    « Mais… »

    Un mais qui fut rapidement coupé par un violent coup de poing placé judicieusement entre le bas de la nuque et la naissance de l’épaule, faisant ainsi agenouiller David face à lui.

    « Y a pas de mais, je veux ton fric, c’est pas dur à comprendre quand même… »

    David ne répondit pas.
    Il était nerveux, très nerveux, il sentait son cœur battre de plus en plus fort, son pouls s’accélérer et constatait que la situation n’allait pas vraiment s’arranger. Pourtant, il tenta de garder son calme par-dessus tout, pratiquant les quelques exercices de respiration qu’il avait pu apprendre ces derniers mois.


    « Et tu me regardes quand je te parle, charlot ! »

    Rajouta l’individu en venant donner un violent coup de pied dans l’estomac de David. Un coup de pied qui fut rapidement suivi de plusieurs autres alors qu’il continua de proférer des insultes à l’égard de notre ami…


    Infirmerie de l’institut Charles Xavier, deux jours plus tard…

    David était allongé sur un lit semblable à celui présent dans les hôpitaux. Il se trouvait allongé sagement, tel un petit enfant dormant en toute quiétude, protégé du monde extérieur et des atrocités qu’il pouvait engendrer. Ses yeux étaient clos et dégageaient une certaine sérénité tandis que tout son corps était bien droit, voir même rectiligne, ne dépassant pas des lignes invisibles qui faisaient respecter sa droiture et sa finesse.
    Néanmoins, ce sommeil se mit à prendre fin. Les sourcils de notre ami se froncèrent légèrement alors que ses paupières frémissèrent légèrement. Un petit toussotement vint se faire entendre et, très lentement, sa main gauche quitta les draps pour venir se poser sur la surface de son crâne, bercé partiellement par sa chevelure châtain.
    Le regard épuisé et perdu de notre ami fit son apparition sous l’éveil de deux iris noisettes qui, à peine ouverte, tentèrent de comprendre ce qu’elle voyait, à savoir, un plafond grisâtre nappé d’une teinte bleutée et duquel se dégageait des éclairs de lumière blanche.

    Sa tête lui faisait mal, tout comme son ventre et ses côtes qui furent protégés instantanément de sa main droite. Il s’éveillait comme si les deux jours qui venaient de passer n’était qu’une seule seconde après la dernière image fixée dans son esprit. A savoir, lui, à terre, tandis que son agresseur lui donnait des coups de pieds réguliers au niveau du sternum, du foie et de l’estomac.
    Une agression, des douleurs physiques et une absence de souvenirs directs, il savait ce que cela voulait dire malheureusement…


    « Non, pas encore… »

    Proclama-t-il de manière plaintive tout en descendant la main posée sur son front sur son visage entier lui-même, exprimant ainsi corporellement son regret et son désarroi face au manque de contrôle de lui-même qu’il avait une nouvelle fois subit.

    « Mais que s’est-il passé et, où suis-je ? »

    Demanda-t-il à haute voix mais ne s’adressant à personne d’autres qu’à lui-même. Pourtant, à peine cette question posée,…
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Jean Grey
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MessageSujet: Re: La belle et la bête [Docteur Grey]   Mar 22 Juil - 19:45

« Nobody said it was easy.
No one ever said it would be this hard.
»


14 heures. Les rayons du soleil filtraient à travers quelques nuages blanchâtres, réchauffant et illuminant la ville de New York par cette belle journée d’été. Une légère brise soufflait, faisant doucement plier les feuilles et fleurs des parcs de la grande ville moderne, soulageant les visages des habitants et touristes. Un spectacle banal pour certains, amusant pour d’autres, s’offrait aux New Yorkais : dans les rues résonnaient les éclats de rire d’enfants enfin délivrés des études, tandis que d’autres, déjà adultes, se baladaient une dernière fois avant le départ vers les îles et continents inconnus, riant de souvenirs partagés ou de promesses à tenir. D’autres encore préféraient la tranquillité à deux : s’assoir sur un banc, main dans la main, se murmurer de doux mots au creux du cou. Parmi cette jeunesse candide se trouvaient aussi de plus âgés, allant à leur dernière journée de travail, revenant de leur pause déjeuner et s’apprêtant à reprendre la tâche qui leur était incombée. Une véritable effervescence secouait la ville sous ce soleil implacable, animant celle-ci d’une vie sans pareil.

« Edward ? Non… »

Assise sur une des chaises de l’infirmerie, Jean Grey, les deux mains ainsi que le regard posés sur son ventre, faisait ce que toutes mères font à ce stade là de la vie : trouver un prénom pour le futur né, l’enfant qui illuminera la vie des parents. Ceux-là même qui attendaient un heureux évènement, la naissance du fruit de leur union. Sauf que présentement, Jeannie n’avait jamais été moins impatiente d’avoir un enfant ! Après tout ce qui s’était passé, après Alcatraz, Phoenix, sa mort et sa résurrection encore toute fraîche, il fallait avouer que la jeune femme n’était pas vraiment prête pour un de ces changements catégoriques de votre vie. Pour la mutante, cet enfant était surtout une des pires épreuves de celles qu’elle avait affrontées au cours des derniers ans de son existence. Etrange, n’est-ce pas ? Et pourtant véridique : depuis sa première mort, tout était arrivé avec une vitesse alarmante, laissant peu de place à la compréhension et aux sentiments qui en découlaient. Aujourd’hui, alors que tout semblait enfin calme, tranquille, paisible, alors qu’elle avait le temps de réfléchir à ce qui lui était arrivé et ce qui lui arrivait en ce moment-même, la rouquine n’éprouvait qu’appréhension. Un enfant… Nom de Dieu, un enfant ! Suivi d’un mariage, par-dessus le marché, comme si cela n’aggravait pas les choses. Car un dilemme déchirait encore la jeune femme, mais un dilemme que seul son cœur pouvait résoudre… S’il était en état de résoudre quoique ce soit, compte tenu de bien de facteurs.

D’une part, Jean ne pouvait s’empêcher d’éprouver une joie intense et un soulagement à l’idée de se marier - enfin ! - à Scott. Mais, car il y a toujours un mais, une part d’elle-même grondait, ne pouvait supporter cette idée. Ce mariage scellait à jamais son union avec son actuel fiancé, interdisant ainsi toute relation ou toute pensée pour un autre, au risque d’adultère… Pour un autre. Pour Logan. Cette brute épaisse imbibée d’alcool et de tabac, cette brute qui avait réveillé Jean Grey. Elle ne voulait pas se marier, elle ne pouvait pas alors que son cœur était partagé entre deux, c’était tout bonnement impossible ! Mais elle ne pouvait laisser cet enfant à venir dans une situation si… embarrassante. Le mariage s’imposait. Sauf si-


« Non, pas encore… »

La voix avait tiré la mutante de ses pensées, et, sursautant, il fallut un temps à celle-ci pour se souvenir d’où elle était, et qui avait parlé. Quelque peu honteuse de s’être ainsi laissée porter par ses pensées, Jeannie, dont le regard était dorénavant porté sur l’homme étendu sur le lit devant elle, laissa tomber ses bras de part et d’autre de son ventre et sourit doucement tout en se levant. Le regret et la peur étaient palpables dans le ton de la voix du grand brun, bien que son geste - la main descendant doucement sur le visage – exprimât en eux-mêmes une impuissance déroutante. Etait-ce la douleur qui lui donnait cette culpabilité, ou un souvenir, un rêve que lui seul connaissait ? Quoiqu’il en fût, la jeune femme porta sa main sur celle de l’inconnu dans un geste protecteur et murmura avec douceur des paroles réconfortantes, éludant quelque peu la question.

« Ne t’inquiète pas, tu es en sûreté. Ne bouge pas trop, tu as besoin de- ... »

Elle s’interrompit d’elle-même en croisant le regard perdu de l’homme allongé, son désarroi la troublant.


[HJ : Désolée pour le retard, et pour la teneur du post. Je jure sur la tombe Jeannie que cela ne se reproduira plus xD
*sort*]

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« Do you really wanna know ? »

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MessageSujet: Re: La belle et la bête [Docteur Grey]   Mar 22 Juil - 20:59

    Se sentir perdu, tel un oiseau tombé de son nid. Un simple petit animal qui se retrouvait sans aucun repère pour avoir une idée de l'endroit où il se trouvait et sans la possibilité de se rappeler ce qu'il était passé. Un petit oiseau qui était désormais seul, sans personne et dont la cruauté de la vie aurait certainement rapidement raison de lui et, ce, sans qu'il n'y puisse y changer quoique se soit. Un oisillon peut-être encore naïf et ayant vécu trop en solitaire pour accepter de donner sa confiance avec trop de hâte ou, justement, se méfier sans cesse de ce qu'il pouvait rencontrer, des personnes l'entourant et des évènements se produisant dans son existence. Un petit oiseau persécuter par la destinée ou bien traquer par une force invisible qui voulait l'emprisonner, l'enfermer à jamais et éteindre en son coeur la petite flamme de vie et de désir qui luttait fébrilement pour continuer à exister au creux de son âme. Un petit être dont le regard craintif et désolé noyait l'environnement ambiant au point de ne laisser transparaître que cela.

    Cette description de cet être totalement égaré et abandonné de tous correspondait parfaitement à notre jeune David Green. Un être dont la destinée lui avait privé d'une enfance normal, au coeur d'une chaumière avec des parents aimants pour pouvoir s'occuper de lui et lui fournir une éducation digne de ce nom. Un savoir et une manière de vivre qui aurait pu faire de lui un jeune homme amené à réaliser de brillantes études ou bien à vivre de petits boulots et autres emplois non très gratifiants mais toutefois nécessaire au bon fonctionnement de la société. Une enfance dont il ne pu jouir et, de ce fait, ne pu se faire des amis qu'il aurait eu le plaisir de pouvoir encore connaître actuellement ou pas. Avoir des réussites, faire des erreurs et apprendre ce qu'était la vie tout au long de son adolescence. Mais non, comme l'oiseau tombé du nid, tout ces privilèges lui avait été enlevé et, depuis, il devait sans cesse accepter les coups du sort sans pouvoir les changer, se contentant d'en sortir plus fort, tout simplement.

    La main quelque peu hésitante qui passa sur son visage voulait dissimulé cette crainte, cette peur de devoir encore affronter de nouvelles épreuves et de ne pouvoir les surmonter. Une phobie de céder à sa colère comme il venait de le faire il y a quelques jours de cela. Il avait essayé, il avait réussi à enfermer ce monstre en lui. Mais la cruauté naturelle de l'homme veut que David ne serait jamais tranquille tant qu'il y aura des personnes présentes pour s'amuser à venir faire souffrir et torturer leurs pairs. Sans cela, notre ami aurait pu vivre normalement malgré son anomalie. Cette anomalie qui voulait que ses cellules se regénèrent d'elles-mêmes grâce à une présence chimique extérieure et injectée artificiellement. Présence qui lui causait également ce terrifiant changement lorsque son activité, justement cellulaire, s'accélérait, que cela soit du à du plaisir ou de la colère. Mais qu'avait-il fait bon sang pour mériter un tel châtiment, ce mutant dont le seul crime avait été d'avoir vu le jour finalement...

    Alors qu'il fixait le plafond aux teintes argentées qui se trouvait au dessus de lui, une présence se fit ressentir dans la pièce. Une douce et apaisante présence féminine qui vint à sa rencontre et déposa sa main sur celle du jeune homme comme pour le réconforter. Néanmoins, sans aucun étonnement, n'ayant perçu cette personne que trop tard, David se redressa légèrement tout en se reculant face au contact physique qu'il venait d'avoir. Qui était cette personne? Que lui voulait-elle, elle? Encore un autre de ces scientifiques voulant le soumettre à des traitements infâmes et interminables, saisissant encore l'occasion de gâcher la piètre existence de notre ami? Après tout, qui sait, peut-être avait-il été retrouvé par les militaires ou un quelconque groupuscule se destinant à réaliser diverses expériences pour créer des mutants et découvrir comment anéantir le gêne mutagène...

    Face à cette pensée, le regard perdu de notre ami se perdit dans celui dans l'infirmière ici présente alors que son corps tout entier frissonna doucement sous la vague odeur de crainte qui parcourait son cerveau. Cependant, ce frisson disparu dés que la jeune femme prit la parole. Cette dernière se déclara d'un ton doux, léger et réconfortant. Oui, sans savoir pourquoi, il avait la sensation que, par ses mots, cette femme pouvait l'apaiser. Etait-ce possible? Ou bien était-ce simplement notre jeune ami qui se laissa aller et perdit inconsciemment de sa méfiance suite aux évènements de ces derniers jours qui l'avait profondément affaibli? Oui, il était affabili, comme après chaque transformation. Tout son corps était endolori et il possédait cette étrange sensation qu'aucun muscle composant son être ne lui appartenait, que son conscient avait été enfermé dans le corps d'un étranger. Une sensation dés plus agréable mais à laquelle s'était accoutumée notre jeune ami. Elle disparaîtrait d'ici une heure ou deux, comme à chaque fois...

    Alors qu'elle se voulait réconfortante, cette inconnue s'interrompit volontairement et, surtout, bien rapidement. A cet instant, David ne pouvait savoir que son corps, faiblement vêtu par un unique caleçon ressemblant plus à un short et dont l'on pouvait discerner plusieurs anciennes cicatrices ainsi que des marques de traitements chimiques, ou que son désarroi pouvait la troubler.
    Mais, bien qu'il n'eut réponse à cette question, sa voix légère et quelque peu faible se fit à nouveau entendre afin de briser ce petit silence qui venait à peine de s'installer entre ces deux protagonistes.


    "De repos...? ... Je voudrais surtout pouvoir me rappeler... Bien que cela soit peut-être l'unique chose dont je peux m'estimer heureux... Si je me rappelais, cela serait certainement plus dur à supporter..."

    Ses charmants et doux yeux verts parcouraient légèrement ceux de cette femme qui semblait vouloir l'aider. Si c'était le cas, elle pourrait certainement répondre à cette question élémentaire qui torturait l'esprit de notre ami depuis son réveil.

    "Mais..."

    Son regard ne se posa plus sur la jeune femme mais bel et bien sur la pièce toute entière qu'il vint alors détailler d'un oeil très observateur. On aurait dit qu'il voulait mémoriser les lieux et les photographier dans sa mémoire au cas où ils seraient les derniers qu'il aurait la chance de voir dans son existence ou bien, on ne sait jamais, qu'ils ne lui deviennent assez familier et qu'il soit amené à y vivre.

    "Mais ou suis-je exactement?"

    Reprit-il en finissant par reposer ses yeux, une fois de plus, dans ceux de son interlocutrice.

    "Et comment suis-je arrivé ici?"
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